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Quand la condamnation ne suffit plus à disqualifier

Il y a quelque chose d’indécent, presque obscène, à voir encore aujourd’hui des citoyens défendre des responsables politiques condamnés par la justice. Pas mis en examen. Pas soupçonnés. Condamnés. Des décisions rendues, motivées, confirmées. Des faits caractérisés. Et malgré cela, des applaudissements, des justifications, des élans de fidélité comme s’il s’agissait d’une injustice cosmique.

Quand on continue de soutenir Nicolas Sarkozy après ses condamnations pour corruption et trafic d’influence, quand on applaudit encore Patrick Balkany malgré des condamnations répétées pour fraude fiscale et blanchiment, on ne défend plus une idée politique. On attaque frontalement l’État de droit. On dit, sans le formuler ainsi : la justice ne vaut rien quand elle touche “les nôtres”.

Ce n’est plus de l’aveuglement. C’est un choix.

Car il ne s’agit pas de débattre d’une ligne idéologique, d’un programme ou d’un bilan. Il s’agit d’hommes politiques reconnus coupables d’avoir utilisé leur position pour contourner la loi, détourner l’argent public, trahir la confiance collective. Les soutenir, ce n’est pas être indulgent. C’est assumer que la loi est facultative pour ceux qu’on admire.

Ce soutien n’a rien de courageux. Il est profondément lâche. Lâche parce qu’il refuse d’admettre une évidence : on peut avoir été un président, un maire populaire, un animal politique redoutable, et avoir été condamné. Lâche parce qu’il transforme la justice en complot, les juges en ennemis, les faits en opinions. Lâche parce qu’il préfère le confort du clan à l’exigence de cohérence.

Le plus grave n’est même pas la corruption elle-même. Le plus grave, c’est ce qu’elle révèle chez ceux qui la relativisent. Cette idée perverse selon laquelle “tout le monde fait pareil”, donc plus personne n’est responsable. Cette croyance malsaine que le talent politique absout tout. Que l’efficacité justifie les combines. Que le charisme efface les délits.

Soutenir un responsable politique condamné, ce n’est pas défendre la démocratie. C’est la vider de son sens. C’est expliquer tranquillement que le suffrage vaut plus que la loi, que l’élection annule le jugement, que la popularité efface la faute. C’est accepter un régime où le pouvoir protège ceux qui le détiennent, et où la loi ne s’applique qu’aux autres.

Et qu’on ne vienne pas parler d’acharnement judiciaire. L’acharnement, c’est celui qu’on exerce contre la vérité pour ne pas avoir à regarder les faits en face. Les procédures ont duré des années. Les droits de la défense ont été respectés. Les décisions ont été rendues. Continuer à nier, ce n’est plus se défendre. C’est mépriser ouvertement la justice.

Ceux qui continuent à soutenir ces figures politiques ne sont pas de simples nostalgiques. Ils sont les complices moraux d’un système qu’ils prétendent pourtant dénoncer quand il touche les autres. Ils hurlent à la fermeté, à l’exemplarité, à la responsabilité… jusqu’au moment où la condamnation vise leur camp. Là, soudainement, tout devient relatif.

Ce double standard est une faillite civique. On ne peut pas exiger la loi pour les faibles et l’indulgence pour les puissants. On ne peut pas réclamer l’ordre et applaudir ceux qui l’ont violé. On ne peut pas se dire attaché à la République et piétiner ses décisions quand elles dérangent.

Soutenir un élu condamné, ce n’est pas un acte politique. C’est un acte de renoncement. Renoncement à l’exemplarité. Renoncement à la cohérence. Renoncement à l’idée même que la justice puisse être un socle commun.

Et tant que ce renoncement sera assumé, répété, revendiqué, il ne faudra pas s’étonner que plus personne ne croie ni aux discours, ni aux institutions, ni aux leçons de morale venues d’en haut. La défiance ne tombe pas du ciel. Elle se nourrit, précisément, de cette complaisance envers ceux qui ont été jugés… et que certains continuent malgré tout d’ériger en victimes.

The Future of Urban Mobility: An In-Depth Review of 2024 Electric Bikes

With sustainability and convenience at the forefront, this review dives into the best electric bikes of 2024. These bikes are not only eco-friendly but are also packed with advanced features like regenerative braking, powerful motors, and lightweight designs. Our review focuses on how these bikes make urban commuting more efficient while contributing to a greener planet.

    4.5 / 5

    • Battery Life and Charging Time
        4/5 Excellent

        With ranges exceeding 50 miles per charge, these bikes are perfect for daily commutes. Fast charging ensures minimal downtime between rides.

      • Motor Power and Performance
          5/5 Amazing

          Featuring robust 250-500W motors, these e-bikes tackle steep inclines and urban traffic with ease, ensuring a smooth and fast ride.

        • Comfort and Design
            4/5 Excellent

            Equipped with padded seats and suspension systems, these bikes are designed for a comfortable ride, though some users may find the seating position too upright for longer journeys.

          • Sustainability Features
              5/5 Amazing

              With regenerative braking systems and efficient battery management, these bikes are leading the charge in sustainable transport solutions.

            Pros
            • Great range
            • Powerful motor
            Cons
            • Slightly bulky design
            • Charging stations not widespread
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